RÉSULTATS & TRAJECTOIRES

Les chiffres, et ce qu’ils ne disent pas.

Depuis 2012, le GEIQ-AÉRO a accompagné plus de 1 600 personnes vers les métiers de l’assistance aéroportuaire. 45 % ont été recrutées en CDI à l’issue du parcours, 10 % en CDD de six mois minimum.

La répartition est presque paritaire : 51 % de femmes, 49 % d’hommes. 70 % des salariés ont moins de 25 ans à l’entrée, 30 % ont 25 ans ou plus. La grande majorité vient des départements qui entourent les aéroports : Seine-Saint-Denis, Val-d’Oise, Val-de-Marne, Essonne et Seine-et-Marne. Le recrutement se fait au plus près des plateformes, là où sont les besoins et là où vivent les personnes qui peuvent y entrer.

CE QUE LES CHIFFRES DISENT

45% de CDI ne relèvent pas d'un simple effet statistique.

Ces chiffres ont d’autant plus de poids qu’ils concernent des personnes recrutées localement, sans expérience du secteur à l’entrée, très majoritairement des jeunes, pour des métiers qui imposent très vite leurs règles. Dans ce contexte, ce taux dit quelque chose de la préparation, de la sélection, du suivi, et du fait que certaines personnes prennent pied dans ce secteur là où elles auraient pu en sortir bien plus vite autrement. Sur les trois dernières années, 18 % des entrées se sont faites par recommandation. Cette part augmente. Des salariés en poste orientent d’eux-mêmes leurs proches vers le GEIQ-AÉRO. Aucune campagne n’a été menée pour cela : ce bouche-à-oreille vient de l’expérience des salariés eux-mêmes. 

Certaines personnes découvrent que le métier ne leur convient pas. Certaines contraintes personnelles prennent le dessus. Certaines règles essentielles sont transgressées et remettent le parcours en cause. Il y a aussi des erreurs de lecture de notre part, des sélections imparfaites, des situations que nous n’avons pas comprises assez tôt. Ces sorties inabouties nous obligent à reprendre le parcours dans son ensemble : qu’avons-nous mal apprécié au départ ? Qu’aurions-nous dû reprendre plus tôt ? Qu’est-ce qui relevait du GEIQ-AÉRO, de l’entreprise ou du salarié ? À quel moment l’accompagnement n’a-t-il pas suffi ?

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TRAJECTOIRES

Ce que ces trajectoires ont en commun se voit peu au premier regard.

Il y a souvent là plus qu’un retour à l’emploi ou qu’une embauche réussie : une autre façon de prendre sa part dans un collectif de travail, de recevoir une règle sans la vivre aussitôt comme une agression, de corriger une erreur, de traverser une tension, de ne pas décrocher quand tout se resserre ou que la difficulté s’installe. Certains sont recrutés en CDI quelques mois après leur entrée dans le dispositif. D’autres deviennent à leur tour tuteurs sur le terrain.
D’autres évoluent vers la coordination, la supervision ou la responsabilité d’équipe. Des anciens salariés devenus chefs zone avion coordonnent aujourd’hui les opérations autour de l’appareil, après avoir eux-mêmes travaillé en piste. Une personne entrée par l’accueil peut rejoindre ensuite l’escale. Un parcours PSH peut conduire à une stabilisation durable dans l’entreprise. Et pour certains, ce qui s’est ouvert ici se prolonge ailleurs : reprise d’études, changement d’univers, entrée dans une voie qui n’était pas pensable auparavant.

CÔTÉ ENTREPRISE

La différence se lit d'abord dans les premières semaines.

La personne qui arrive en poste n’arrive pas en terrain inconnu. Elle a vu les contraintes avant d’y entrer, elle a rencontré les règles avant qu’elles ne la prennent de court. Les difficultés ne disparaissent pas, mais elles sont reprises plus tôt et mieux comprises. Plusieurs entreprises adhérentes travaillent avec le GEIQ-AÉRO depuis sa création en 2012.

Le bilan ne tient pas dans un taux. Il se lit aussi dans des débuts plus solides, des embauches qui durent, des réorientations mieux choisies et, chez certains, une manière moins subie d’entrer dans le travail.

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