NOTRE ACCOMPAGNEMENT
Recevoir une remarque et en tenir compte,
cela se travaille.
Ces métiers obligent à apprendre vite. On y apprend à regarder, à se coordonner, à agir avec les autres, à mesurer très vite ce qu’un geste, une parole ou un retard peuvent produire.
Les premières années, les résultats techniques étaient corrects. Les personnes comprenaient vite, elles s’intégraient. Puis, quelques semaines plus tard, les retards, les absences ou les tensions avec la hiérarchie apparaissaient. Le plus simple était d’appeler cela un manque de sérieux. C’était trop court. C’est à partir de ces situations que nous avons revu la préparation.
LE PARCOURS
Le parcours commence avant le poste.
Dans ce secteur, la technique compte, et elle compte tout de suite. Un geste mal fait, une procédure mal comprise ou une relation mal gérée, et le problème arrive vite. Mais les ruptures viennent souvent d’ailleurs : un rapport difficile à la règle, une façon d’encaisser une remarque, une difficulté à rester maître de soi quand le travail presse ou que la tension monte, un décalage trop grand entre ce que la personne imaginait et ce que le poste exige. Le GEIQ-AÉRO travaille aussi sur ces points.
LA RÉALITÉ DU MÉTIER
Comprendre ce que le poste exige, avant d'y entrer.
LE CADRE ET LE COLLECTIF
Apprendre à agir avec les autres et dans des règles précises.
LE TERRAIN
Selon les parcours, rencontrer le métier avant l'entrée en poste.
NOS MÉTHODES
Quatre outils pour faire face aux situations
Quatre outils occupent une place particulière, parce qu’ils travaillent ce que la formation technique ne touche pas.
Le coaching
Il commence avant le métier et se poursuit pendant le parcours. Un échec scolaire ou le regard de l’entourage ont parfois suffi à faire croire qu’un métier n’était «pas pour soi ». Les entretiens servent à comprendre d’où vient cette certitude et à la confronter à ce que la personne découvre dans le parcours. On y reprend aussi les incidents vécus en entreprise, pour comprendre pourquoi certaines réactions se répètent et retrouver une marge d’action.
Le théâtre
Il fait apparaître des stratégies de protection que beaucoup portent sans les voir : le retrait, la suradaptation, l’agressivité défensive, la difficulté à soutenir le regard des autres. On y voit comment une personne occupe un espace, s’expose, reprend, recommence et tient dans une situation incertaine. Dans un métier au contact du public, ces réflexes se voient tout de suite.
La langue des signes
Trente heures avec des formateurs sourds. Avec la langue des signes, les mots ne suffisent plus. Il faut observer davantage, être précis dans ses gestes et accepter de ne pas tout comprendre immédiatement. Cette expérience change la manière d’entrer en relation et prépare en particulier à l’accompagnement PSH.
Les échecs
Trois journées réparties sur six mois. L’enjeu est très concret : comment décider quand le temps manque et que l’information est incomplète ?
Sur un échiquier, chaque décision engage la suite. Il faut corriger sans se justifier, revenir sur une position mal engagée sans perdre pied, garder son attention, accepter la contrainte, voir plus loin que le coup immédiat. Ces façons de décider et de réagir à l’erreur se retrouvent ensuite dans le travail.
Un accompagnement qui regarde au-delà du métier.
Cultures et identités
Chacun arrive avec son histoire, ses repères et sa manière d’aborder le travail, l’autorité et le collectif. Certains ont intégré très tôt des idées sur ce qu’ils pouvaient faire ou non, sans avoir eu l’occasion de les mettre à l’épreuve. Une fois la confiance installée, ce temps de travail ouvre la discussion sur les habitudes et les certitudes que l’on ne pensait plus à interroger. Comprendre d’où elles viennent donne la possibilité de choisir ce que l’on en garde.
APRÈS L'ENTRÉE EN ENTREPRISE
Le rôle du GEIQ-AÉRO ne s'arrête pas au premier jour
Le parcours se poursuit une fois le salarié en entreprise. Le suivi aussi. Retards, absences ou tensions ne restent pas de simples incidents : ils sont repris et travaillés pour comprendre ce qu’ils révèlent. Les formateurs terrain restent présents auprès des salariés en poste, observent leur évolution et ajustent l’accompagnement si nécessaire.
Ce travail demande du temps. Nous accompagnons ce que l’expérience du travail fait émerger chez celui qui occupe le poste.
